La Voix du Nord du 21 janvier et l’Observateur du Douaisis du 23 janvier relatent le soutien de Jean-Michel Miroir, ex premier adjoint de Flines de 2014 à 2018, à Jean-Michel Zabinski, candidat du Rassemblement Flinois pour les élections municipales de mars 2020. Si M. Miroir avait quitté l’équipe Goupil, c’était donc bien pour des désaccords profonds sur les actions menées et non pas par désintérêt pour la commune de Flines.

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La Voix du Nord du 23 janvier publie un article : « Parc Naturel Régional : ces panneaux de pub que l’Etat veut voir disparaître ». Flines y est citée car l’entreprise lallinoise ARPHA est priée de retirer 5 panneaux « décorant » des maisons flinoises où elle a travaillé. 40 entreprises différentes seraient sommées par l’Etat de retirer leurs panonceaux  publicitaires sous quinzaine avec menace d’amende de 1500 € par panneaux et 200 € d’astreinte par jour de retard. Un couvreur bien connu déclare en avoir trente à retirer sans délai !

Ces artisans déclarent tous plus ou moins ne pas comprendre cette mesure et que « Ces panneaux ne dérangent personne » et « sont juste du soutien au commerce local et à l’emploi »

La Voix du Nord cite le Parc Naturel Régional : « Les pubs doivent être supprimées sans délai sauf si la commune est régie par un règlement local de publicité » (RLP). Un des artisans renchérit : « Il suffirait que les élus votent un RLP ou prévoient des aménagements pour les petites entreprises. Cela nous permettrait de travailler » L’article ajoute « C’est le maire qui fait valoir son pouvoir de police face aux commerçants qui ne jouent pas le jeu. C’est ce qui semble avoir freiné la commune de Flines,… la municipalité avait finalement fait machine arrière face au risque de se mette à dos certains artisans locaux »

Quelques précisions et commentaires personnels.

Le projet de règlement local de publicité flinois, si j’en crois les « on-dit », avait surtout pour but de cadrer et rendre prévisibles, en figeant une bonne fois pour toute un règlement, les avis (paraissant « fluctuants » et « aléatoires » selon les commerçants locaux) des architectes des bâtiments de France (ABF) quant aux exigences sur les enseignes des commerçants dans le rayon de 500 m autour de l’église classée. Une fois le RLP approuvé par les ABF, plus moyen pour eux d’ajouter des contraintes  nouvelles.

La commune, en contrepartie de la prise du pouvoir de police à la place de l’Etat, a bien essayé de négocier quelques aménagements locaux du règlement du Parc Naturel et du code de l’environnement, comme le suggère l’artisan cité dans l’article, mais ce n’est pas possible. La commune peut durcir localement les règles (en imposant un format préférentiel des enseignes par exemple ou en interdisant l’éclairage des vitrines à partir d’une certaine heure) mais pas les alléger ! A tout coup, la commune risque l’impopularité à la place de l’Etat.

Un RLP est intrinsèquement un outil quand même intéressant car il permet de garantir une certaine unité des enseignes, pré-enseignes et publicités, de la même manière qu’un PLU (plan local d’urbanisme) en interdisant certains types de matériaux ou formats d’habitations, garanti un caractère harmonieux et régional du bâti local. [NB : pour info, le PLU de Flines est toujours en révision, depuis plus de 10 ans ! (9 mars 2009 !)]

Contrairement à l’affirmation « Ces panneaux ne dérangent personne » le fait que 40 entreprises soient épinglées et contraintes de démonter leurs pubs éparpillées dans les rues de Flines suffit à montrer l’étendue de cette pollution visuelle diffuse. On vivra mieux sans qu’avec.

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Vu dans les Echos. Le premier ministre britannique Boris Johnson serait tenté, dès le Brexit officialisé le 31 janvier, de lancer simultanément les négociations d’un accord commercial avec l’UE et d’un accord commercial avec les Etats-Unis. L’objectif avoué serait de faire pression sur l’UE avec les concessions obtenues des USA et sur les USA avec celles de l’UE.

Les diplomates anglais sont certes habiles et ont eu l’habitude par le passé de mener en bateau l’UE pour extorquer des ristournes ou autres dérogations, (même si ça a beaucoup moins bien marché pour l’accord de Brexit avec Michel Barnier) mais ils vont jouer face à Trump qui ne reconnait qu’une seule règle « America first ! » Il est à craindre (pour elle) que la Grande Bretagne ne s’engage dans une partie de « strip poker » et qu’à vouloir courir deux lièvres à la fois elle n’y laisse des plumes ! Trump a promis un « accord fantastique » à son « ami Boris » mais quand on voit comment il traite ses amis…. on peut être inquiet ! J’espère que les Anglais aiment le poulet lavé à la Javel, le bœuf aux hormones et les céréales transgéniques !