« Les sapeurs-pompiers n’ont pas eu à intervenir à la salle des fêtes mardi 5 mars à 18h »

 

Ce clin d’œil à la « Communication municipale » récente pour souligner que, bien que la mairesse ait qualifié publiquement le Grand Débat voulu par le président de la République « d’enfumage », c’est en toute transparence et dans une bonne atmosphère qu’une quarantaine d’habitants a répondu à l’invitation des Amis du Rassemblement Flinois et a échangé sur les quatre grands thèmes proposés,... et plus encore.

Jacques Vernier, un des coordonnateurs départemental désigné par le préfet était présent pour garantir la qualité et la loyauté des échanges.

Jean-Michel Zabinski s’est improvisé, avec talent, animateur de la soirée et a parfaitement conduit les échanges pendant 2 heures, interrompant quand il fallait les bavards, faisant préciser les interventions trop lapidaires ou peu claires et amorçant de nouveaux sujets quand c’était nécessaire. Bel exemple de mise en pratique de la démocratie participative.

De quoi ont principalement parlé les participants ?

Organisation de l’Etat,

Le nombre de structures administratives (Régions, départements, communautés de coopération intercommunale, communes, auxquelles s’ajoutent des comités et autorités diverses, …) a semblé trop important, surtout que le nombre, les salaires et avantages des élus et des hauts fonctionnaires sont jugés excessifs.

La politique de santé, plus particulièrement la prise en charge de la dépendance et du handicap ne paraît pas optimum : nos voisins belges semblent plus performants que nous dans ces domaines.

Fiscalité et dépenses publiques.

Opacité du budget de l’Etat : il faudrait communiquer simplement sur les grandes masses des recettes et des dépenses. L’assiette des impôts et taxes est perçue comme injuste, surtout que les GAFA (Google, Apple, Facebook et Amazon) ne paient pratiquement rien en France.

Transition écologique.

L’orientation sur le « tout véhicule électrique » est-elle véritablement écologique car on occulte le surcroit d’électricité qu’il va falloir produire (comment ?) et le recyclage des batteries. De plus les vieux véhicules à moteurs thermiques risquent d’être revendus en Afrique ce qui ne fera que déplacer le problème.

Démocratie et citoyenneté.

Réduire le nombre de mandats successifs et réduire le nombre de parlementaires. Cesser de défaire par dogmatisme tout ce qui été fait par les précédents élus, mais évaluer d’abord en gardant les bonnes choses. Cesser de voter sans cesse de nouvelles loi alors que les précédentes ne sont pas encore appliquées ni évaluées. Appliquer les recommandations des rapports coûteusement établis par les trop nombreux comités et commissions (par exemple sanctionner les fautifs épinglés par la Cour des Comptes).

Divers.

Uniformiser les systèmes de retraite. Egaliser les règles entre le Public et le Privé (exemple des jours de carences en cas d’arrêt de travail). Etre moins arrogant en matière de formation et s’inspirer du pragmatisme et de l’efficience de nos voisins Belges.

Dernier point mais qui n’est pas le moindre.

Dans le précédent billet (Chassez le naturel…) j’avais alerté sur le manque de fair-play de la mairesse de Flines qui avait interdit l’usage des panneaux d’affichage municipaux (dont le panneau électronique) pour annoncer la réunion tenue dans le cadre du grand débat national. C’était mesquin mais légal.

Il existe une page Facebook privée (il faut être accepté par les administrateurs pour y accéder) intitulée « Tu es de Flines si… ». Cette page est fréquentée par plus d’un millier de Flinois ou ex-Flinois. On y trouve de tout, mais parfois elle relaie l’information pour des manifestations flinoises : Andouillades, Fêtes des écoles de l’amicale laïque, Olymp'Flines, etc.

Un membre de la page Facebook « Tu es de Flines si… » y avait fait relayer l’annonce du grand débat du 5 mars

Rappel : ce débat est national et s’inscrit dans une démarche lancée par le président de la République. La mairesse de Flines ayant annoncé son mépris pour cette action (c’est son droit), la place était libre pour tout citoyen ou association en faveur de la démocratie participative et souhaitant s’inscrire dans la démarche.

Sous réserve de vérification auprès de l’intéressé, un des administrateurs de cette page Facebook est employé municipal. Il aurait reçu des pressions de la mairie pour retirer l’annonce du débat (ce qu'il a fait) sous prétexte que celui-ci était organisé par les Amis du Rassemblement Flinois et, qu’en tant qu’employé municipal, il était tenu au devoir de réserve et ne pouvait pas sortir de la neutralité  en affichant des documents issus d’une association « politique » en opposition au maire.

Que dit le statut des fonctionnaires ? (source : www.fonction-publique.gouv.fr)

Obligation de réserve

Le principe de neutralité du service public interdit au fonctionnaire de faire de sa fonction l'instrument d'une propagande quelconque…/… La réserve n'a pas trait uniquement à l'expression des opinions. Elle impose au fonctionnaire d'éviter en toutes circonstances les comportements portant atteinte à la considération du service public par les usagers.

Analyse.

Comment le fait d’autoriser dans une page Facebook privée,  l'annonce d'une réunion dans un cadre national voulu par le président de la république, organisée par une association alors que la majorité municipale avait publiquement exprimé qu’elle n’en organiserait pas, pourrait-il être assimilé à une faute vis-à-vis du devoir de réserve et de la neutralité exigible de tout fonctionnaire, quand bien même l’administrateur de la page Facebook serait employé municipal ?

-       Administrer une page privée Facebook, en utilisant de plus un pseudonyme, ne relève pas des fonctions d’un employé municipal qui n’est pas au service communication de la mairie, ni webmaster.

-       Relayer l’organisation d’un débat national, fusse-t-il organisé localement par l’opposition à la majorité municipale, ne porte aucunement atteinte à la considération du service public par les usagers et ne préjuge pas de l’opinion de l’administrateur insérant l’annonce.

Très clairement, il s’agit d’un acte d’intimidation,  fort peu démocratique , révélateur d’un état d’esprit particulier et,  en tous cas, indigne d’un élu.