La Voix du Nord de mardi 19 juin 2018 titrait : « Les travaux des vestiaires retardés par des petits arrangements entre amis »

 On y apprenait que les travaux de réfection des vestiaires du stade de foot, annoncés pour cet été, allaient accuser un peu de retard. Sur les 9 lots soumis à appel d’offres public, certains n’avaient recueilli que des offres de prix exorbitantes. Les travaux d’août seraient donc décalés sur septembre, au mieux !

Selon le journaliste, les professionnels interrogés par l’architecte auraient benoîtement déclarés qu’ils s’étaient entendus pour se partager les lots qui les intéressaient et, pour être sûr de ne pas « gagner » les autres, qu’ils avaient proposé des prix très surestimés. Par déduction, on peut dans la foulée supposer qu’ils se sont aussi entendus pour savoir qui ferait quoi et à quel prix,… ce qui permet de penser que les lots qu’ils guignaient auraient aussi pu être proposés moins chers !

Il est très étonnant de voir s’étaler dans les journaux de telles turpitudes car les ententes entre entreprises pour fausser la concurrence sont passibles des tribunaux et l’Administration de la Concurrence se voit offrir dans le journal un beau sujet d’enquête, servi sur un plateau. Qui avait intérêt à vendre la mèche ?

Un Ancien de Flines, m’a confié : « La réfection des vestiaires du foot, ça fait quinze ans qu’on en parle » La municipalité entendait sans doute redorer un peu son blason en réalisant enfin quelque chose attendu depuis si longtemps par les pratiquants du foot. Un nouvel avatar retardant la réalisation de l’objectif avant le début de la prochaine saison « faisait tâche » et une petite fuite lors du conseil municipal, couvert par la Presse locale, attribuant le retard à d’autres, aurait pu être de nature à dédouaner la mairie. L’arroseur sera peut-être arrosé !

En bon observateur flinois, je remarque que les réalisations immobilières de la mairie de Flines sont assez mal réussies.

Des logements sociaux ont été construits résidence du moulin : l’architecture choisie par le maire de l’époque n’est pas franchement jolie, avec un fronton aveugle surdimensionné, atypique pour Flines.

L’équipe municipale précédente a aussi étudié et construit une école maternelle et un restaurant scolaire : ce dernier a été dessiné trop petit et est déjà saturé ! (Cf. billet « embouteillage à la cantine »)

La maire Goupil a décidé de faire un Skate Park, parce que « des enfants l’ont interpelée et réclamé cet équipement » L’emplacement a sans doute été hâtivement décidé car les nuisances sonores engendrées ont obligé à ériger à grands frais des palissades anti-bruits.

Le couvent a été cédé à l’Euro symbolique à un promoteur qui va y bourrer un maximum de logements sociaux sur quatre niveaux (défigurant au passage les fenêtres des façades) et qui risquent surtout de générer des troubles de voisinages (Cf. billet « Le projet d’aménagement du site du couvent »)

Il ne semble pas que la vente soit définitivement conclue devant notaire car la commune continue de dépenser de l’argent (voir billet « Petites indignations ordinaires ») pour des travaux au titre des « obligations des propriétaires »

Au final, le promoteur dispose d’un moyen de pression sur la mairie tant qu’il n’a pas signé l’acte notarié et pourra encore soutirer de l’argent pour rendre plus belle la mariée. S’il attend qu’un permis de construire soit délivré sur l’opération Couvent, le report de la signature pourrait être long...

L’aventure n’est peut-être pas terminée...

Finalement, il vaut peut-être mieux que la faiblesse des finances communales empêche de projeter un plan pluriannuel d’investissements et donc de lancer de nouvelles opérations… avec leur lot potentiel de ratages.